CollaborationsvDispositif de recherche Le paysage scientifique national d’EFPA implique de nombreux acteurs du dispositif de recherche fondamentale auxquels nous sommes liés institutionnellement (UMR, IFR, FR, sFR) de façon importante. Il s’agit d’unités mixtes ou propres des universités, du CNRS, de l’IRD et du MNHN avec lesquelles EFPA partage des questions scientifiques et certains modèles et objets ou sites d’étude.
Un second ensemble d’acteurs est constitué par des organismes ou établissements avec lesquels EFPA partage des thèmes finalisés, des outils et des objets d’étude (gestion de ressources naturelles, écotoxicologie, écosystèmes forestiers, prairiaux et aquatiques, etc...) sur lesquels ces acteurs développent en partie des approches plus intégrées et proches de l’ingénierie et de l’expertise. Le cadre du consortium Agreenium (Cirad, AgroParisTech, Agrocampus Ouest, SupAgro Montpellier) ouvre des perspectives de collaboration au delà des liens préexistants via nos UMR communes. Ainsi, nous entendons poursuivre le rapprochement opéré depuis 2008 avec le Cirad pour les recherches forestières dans ce contexte en associant également AgroParisTech. Des collaborations nous lient également au Cemagref (forêts, milieux aquatiques) et de façon plus ponctuelle à l’Ifremer (estuaires).
EFPA a trouvé sa place dans ce paysage fragmenté en jouant un rôle structurant à travers (i) la valorisation des dispositifs in situ d’expérimentation et d’observation à long terme, (ii) sa capacité à mobiliser des compétences (internes et externes) sur l’ensemble des processus biophysiques, écologiques et évolutifs à l’œuvre dans les écosystèmes, autour de thématiques intégratives. Ce résultat est illustré par la place prise dans les programmes de l’ANR depuis sa création en 2005, plus particulièrement pour les appels à projets « Biodiversité » et « Génomique végétale–Genoplante », ainsi que les programmes « Vulnérabilité Milieux et Climat » et « Bioénergies ».
vPartenariat R&D et de recherche appliquée
Ce partenariat est caractérisé par le poids prépondérant d’acteurs publics ou para-publics avec (i) la présence de quelques établissements majeurs - l’ONF et le MAP (DGPAAT) pour la forêt, l’émergence de l’ONEMA en 2007, les agences de l’eau, les syndicats de rivières pour les milieux aquatiques, l’ONCFS pour la faune sauvage - dont certains possèdent des services propres de R&D ; (ii) des structures de développement ou d’instituts techniques ou technologiques intégrant de la recherche appliquée (FCBA, IDF, ITE) et des partenaires privés, notamment industriels ; (iii) un rôle important des collectivités territoriales, des gestionnaires de territoires (ONF, Parcs naturels), des agences de l’environnement (agences de l’eau, ADEME), des fédérations/associations de pêche et des associations de protection de la nature et de l’environnement.
Les GIS, GIP ou RMT constituent des outils privilégiés pour structurer ce partenariat très diversifié et organiser un dialogue entre les établissements de recherche ou d’enseignement supérieur et les porteurs d’enjeux ou acteurs socio-économiques. Le département met en œuvre depuis sa création un mode partenarial bipartite de transfert des résultats original, avec les postes temporaires d’interface R&D qui supposent une co-construction de projets et ont pour objectif la création d’une interface durable avec le développement. Disposant maintenant d’un recul sur plusieurs années le département entame l’établissement d’un bilan détaillé et critique de ce dispositif et de son apport spécifique au processus de transfert, au regard de l’évolution du contexte.
vDes liens internationaux intenses mais à conforter au niveau stratégique
Près de la moitié des publications du département (base WOS pour 2004-2009) sont cosignées au niveau international, sur la base de collaborations impliquant une multitude de partenaires, intégrant les grands acteurs scientifiques, parfois prestigieux, dans nos domaines disciplinaires et thématiques à travers les grandes régions planétaires. On note une prépondérance de liens avec les grands pays partenaires scientifiques européens et d’Amérique du nord, l’Australie et le Japon, mais également l’émergence de liens conséquents avec des pays d’Amérique latine, la Chine et plus marginalement la Russie, l’Inde et l’Afrique. Ceci traduit le caractère de plus en plus partagé à l’international de nos activités scientifiques à travers (i) la mutualisation de grands équipements ou de dispositifs d’observation, (ii) l’ambition d’intégrer la production des connaissances à des grandes problématiques environnementales ou sectorielles (forêt-bois, milieux et ressources aquatiques, etc.) et (iii) la nature même des thèmes de recherche, impliquant des approches géographiquement extensives et intégratives (ex : méta-analyses pan-européennes, amazoniennes, etc.), liés aux changements globaux (bilans régionaux des gaz à effet de serre - GES et réponses des écosystèmes aux changements climatiques, dynamique des populations et communautés dont les invasions biologiques et les risques épidémiologiques, etc.).
Le département confortera la poursuite de cette dynamique à travers (i) l’appui aux formes classiques de collaboration (échanges de chercheurs et d’étudiants, séjours post-doc ou sabbatiques, organisation de colloques, etc.),mais également (ii) la définition et la mise en œuvre de liens de nature plus stratégiques et structurels dans lesquels la prise de leadership est parfois légitime.
Les efforts mutualisés au niveau international en matière d’analyse, d’expérimentation et d’observation, de partage des données, actuellement réalisés dans les domaines (i) de l’analyse des flux et bilans hydrologiques et biogéochimiques (dont les GES), (ii) la génomique environnementale forestière ou (iii) la participation aux consortia internationaux de séquençage d’organismes, constituent des premiers exemples réussis de telles initiatives. L’ouverture aux milieux tropicaux permise par la collaboration avec le Cirad sur des approches thématiques partagées est une perspective à laquelle le département accorde le plus grand intérêt, à l’instar des avancées réalisées dans le domaine forestier au cours des dernières années (Guyane et Amazonie, Brésil, bassin du Congo). Enfin, le département cherchera à s’intégrer activement dans les initiatives de collaborations, de programmations conjointes ou d’expertises internationales (CGIAR, CCAFS, JPI, KIC Climat, IPCC, FAO, etc.) portées plus globalement par l’INRA ou le consortium Agreenium.
vUne intégration européenne confortée et structurante dans plusieurs domaines
La nature même des programmes européens, privilégiant le plus souvent les approches sectorielles (dans le 7ème PCRDT surtout, à travers l’action des plateformes technologiques) aux approches territoriales, ne facilite pas le rapprochement des divers classes d’objets considérés au sein du département, même si de telles convergences ont cependant été possibles entre forêts et prairies autour de questions environnementales transversales aux objets (Projets CARBOEUROPE et ECOFINDERS). Par contre, les projets auxquels nous participons peuvent être aisément attribués (au moins en termes de dominance) aux différents champs thématiques du département, montrant une adéquation intéressante de notre structuration à cet égard.
Les équipes EFPA sont très largement engagées dans des programmes de la DG Recherche de la commission européenne relevant des 6ème et 7ème PCRDT, y compris des programmes ERANET ERA-PG, Biodiversa et Bioenergy, ainsi que le montre l’analyse détaillée de notre positionnement européen. En raison des réussites récentes aux appels d’offres du 7ème PCRDT, cet engagement se poursuivra largement dans le cadre du prochain SSD 2010-2015. EFPA apparaît ainsi comme un acteur important de la recherche Européenne, présent sur pratiquement tous les sujets qui le concernent, avec des taux de réussite et de coordination élevés. L’analyse des réseaux de collaboration effectuée par champs thématiques du département montre l’existence de réseaux très structurés, avec des partenariats communs à plusieurs projets, pour le CT1 (problématique des bilans de carbone et GES) et le CT3 (domaine de la génétique et génomique forestières pour lequel notre leadership européen est avéré). Pour le CT2 et le CT4, la structuration du partenariat est plus diffuse et spécifique aux projets et objets, tout en restant globalement importante. En conformité avec l’analyse bibliométrique mentionnée ci-dessus, les partenariats nous lient fortement aux grands acteurs de recherche européens dans nos domaines dont : Alterra (NL) ; SLU et Université de Lund (SU) ; Université de Tuscia et CNR (IT) ; NERC, Université d’Edimbourg et Forest Research (UK) ; Max Planck Institut et Institut von Thünen (DE) ; ISA (PT) et INIA (SP). Dans le domaine forestier, l’European Forest Institute (EFI) constitue un cadre partenarial pertinent dans lequel notre présence s’est confortée à travers (i) le rôle actif joué dans la constitution ou le fonctionnement de trois bureaux régionaux : EFI-Med à Barcelone, EFI-Atlantic à Bordeaux, EFI-Cent porté par le réseau Nancy-Freiburg-Zurich ; (ii) la création de l’European Forest Observatory (EFO) à Nancy.
Le département accorde, avec le soutien de la DARESE-Europe, une attention particulière à une intégration européenne plus effective de nos équipes du domaine aquatique à travers (i) un support aux équipes pour s’inscrire dans les consortia et favoriser la constitution de communautés plus structurées (organisation de réunions internationales, actions COST), (ii) l’information vers la DG Recherche pour la reconnaissance des besoins en recherche. La participation au projet ECOKNOWS (7ème PCRDT) et à l’ITN CREAM constituent des éléments encourageants en ce sens.
Rédaction :
Jean-Marc Guehl
Date de création : 30 Mars 2010 Mise à jour : 10 Août 2011 |
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